Les entrevues Bedeka: Yume dream, Collectif Manga

Publié le par Eric Lamiot

Entrevue publiée le 19-05-2006

 

 

 

 

 

 

Le Manga est devenu un incontournable de la bande dessinée, qu’on aime ou pas. Le marché et les grands éditeurs européens s’ouvrent à cette bande dessinée d’origine asiatique, qui prends depuis peu un espace tablette bien à lui chez nos distributeurs. Afin d’en savoir plus sur cette tendance, Beeka.org a demandé à Caroline Poissant (Caro-chan) et Joany Dubé-Leblanc (qui s’occupe de la revue de Manga Québécois Yume Dream), toutes les deux dessinatrices de Manga, de bien vouloir nous parler du Manga, de leurs influences, et par la même occasion, de faire voler en éclat quelques stéréotypes sur ce sujet.

 

 

Vous avez décidé de faire du Manga. Pourriez vous d'abord nous expliquer ce qu'est le Manga ?

 

Joany Dubé-Leblanc : Le manga, c'est tout simplement une manière différente d'aborder la BD.  D'ailleurs, pour les japonais, 'manga' représente toutes les formes de BD, il n'y a qu'en occident que le mot a acquis une signification de ''BD de style japonais''.  En gros, techniquement parlant, le manga est caractérisé par un approche visuelle beaucoup plus de type cinéma, des histoires qui tiennent le lecteur constamment en haleine puisqu'il le relance tous les 20 à 30 pages environ et des arcs d'histoire qui s'étendent facilement sur plusieurs centaines, voir milliers de pages.  Le style en général est souvent caractérisé par une attention hors du commun aux détails, beaucoup d'effets visuels, de dynamisme et d'émotion.

 

Caro-chan : Tout d'abord le terme Manga veut dire en japonais "image dérisoire". C'est le mot employé pour désigner les bandes dessinées en général. Ici, c'est plutôt un type de dessin qui a une influence japonaise.

 

 

Comment êtes vous venues à vous intéresser à ce type de bande dessinée ?

 

Caro-chan : Au départ mon style était comme les « Archies ». Cependant, j'écoutais les aventuriers de l'espace, Candy, Cat's Eyes, etc. qui sont tous des dessins animés japonais. Plus tard, je vis l'incontournable Sailor moon. La suite est venue d’elle-même. Je me suis réveillée un jour et j'aimais ça!

 

Joany Dubé-Leblanc : C'est une amie qui, au début de mon secondaire 2, m'a prêté mes premiers manga.  Avant cela, j'étais entièrement dévouée aux romans, j'en lisais facilement 5 par semaine, mais la découverte du manga a tout changé pour moi et a fait naître chez moi un intense besoin de créer et de m'exprimer (en plus de créer une dépendance fort coûteuse monétairement!).  J'ai trouvé dans le manga les histoires qui me passionnaient dans les romans et un style de dessin qui me transporte, le mariage parfait quoi!

 

 

Pourriez vous nous en apprendre un peu plus sur la structure de Yume Dream ?

 

Caro-chan : Yume Dream était au tout début la revue BD du cégep Lionel-Groulx. Il y eut 4 numéros avant que Joany ne quitte le cégep et emporte le nom avec elle. Joany Dubé-Leblanc et Michelle Dubé ont ensuite créé un projet Jeune Volontaire. Le projet a bien marché et nous avons décidé de continuer dans cette voie. À cette époque, j'étais encore au cégep et je ne pouvais y participer. J'ai été artiste invitée et j'ai aidé Joany dans l'ombre avec la Revue. Finalement j'ai mon histoire qui débute dans le numéro 6.

 

Joany Dubé-Leblanc : La revue est composée 'd'épopées', histoires majeures s'étendant sur minimum 20 pages à chaque revues, et prochainement 'd'aventures', histoires plus courtes qui font maximum 6 pages par revue.  Il y a aussi une grande section 'Bonus' à la fin de la revue, composée de dessins surprises, parodies, zoom sur les histoires en cours, dessins des lecteurs, et finalement la section 'Artistes Invités' qui permet à un bédéiste amateur produisant dans le style manga de publier jusqu'à 2 pages de BD pour montrer au monde son talent

 

 

Vous êtes donc trois à supporter Yume Dream. Comment se passe le travail entre vous ?

 

Joany Dubé-Leblanc : Eh bien, tout d'abord, la situation est claire et définie d'avance : Yume Dream est mon bébé, alors je suis ouverte à toute suggestion mais à la fin c'est moi qui ait le dernier mot! ;)  Il n'y a pas de hiérarchie stricte et écrasante, mais il y aura toujours ce rapport d'autorité entre moi et les autres qui est soit accepté et tout le monde travaille dans la joie, soit rejeté et on se quitte en se serrant la main et en se souhaitant bonne chance.  
    Sinon, Michelle a toujours été plus artiste que responsable de la revue, donnant des coups de main à la gestion de temps à autre.  Le contact est plus difficile, Michelle étant située à Québec, et il est certain que cet état des choses a créé quelques problèmes de communication! 
    Caroline, quant à elle, n'est là que depuis peu mais elle s'est révélée être une assistante hors pair, capable de m'aider dans toute une variété d'aspects différents de la création et de la gestion de la revue en plus de préparer une histoire à elle.  Elle débarque chez moi, on se fait un thé et on travaille joyeusement en écoutant de la musique et en se lançant des blagues de temps à autre!

 

Caro-chan : On travaille chacune pour soi ou presque.  On monte nos story-boards, on se donne quelque conseils et on part de notre côté. Joany s’occupe de la mise en page de la revue, du budget et toutes les autres choses qui ont rapport. Dernièrement je me suis retrouvée à tramer les pages de Joany par manque de temps.

 

 

On connais bien les stéréotypes du Manga dans l'esprit des gens, c'est a dire soit violent, soit pour les jeunes enfants, soit pornographique. Pensez vous qu'il soit possible de vaincre ces stéréotypes?

 

Caro-chan : Éventuellement je le crois, oui. Bien que ça soit très difficile. L'interview qu'a réalisée TVA a eu d'énormes effets positifs (malgré les quelques erreurs qu'elle contenait). La sections des mangas devient de plus en plus grande et beaucoup de gens s'en informent, mais il y a des erreurs de jugement de la part des librairies et des parents qui ne prennent pas la peine de vérifier s'il n'y a pas un âge recommandé sur le livre.

 

Joany Dubé-Leblanc : Les stéréotypes, quels qu'ils soient, ont toujours la vie dure.  Les créateurs de manga au Québec paieront longtemps les décisions marketing qui ont amené le marché à être ouvert par de tels titres, mais avec le temps je suis certaine que nous pourront rétablir la vérité.  D'ailleurs, ce n'est pas qu'une question de manga, c'est le monde entier de la BD au Québec qui est affligé de tels stéréotypes!  Petit à petit, une personne à la fois, si chacun y met un peu du sien, je crois qu'on y arrivera.
  Pour ce qui est de la violence et du sexe, les mangas ne sont pas bien pire que ce qu'on peut trouver en farfouillant un peu dans n'importe quel Vidéotron!  Seulement, à cause d'une mauvaise mise en marché, les livres plus matures se ramassent dans les mains de jeunes enfants, d'où la naissance de tels préjugés... (Chobbits dans les mains d'un enfant de 7 ans...  gosh)

 

 

Quelle est la réaction du public quand il apprend qu'on fait du Manga au Québec ?

 

Joany Dubé-Leblanc : Très mitigée! rires  D'abord, il y a ceux qu'on aime bien : leurs yeux s'écarquillent, ils bondissent vers le kiosque en frétillant et repartent les yeux plus brillant qu'une autoroute 'jamée' un soir de semaine! ;)  Ensuite, il y a les gens curieux mais condescendant : ah tiens, ça se fait ça?  Que c'est donc drôle/à la mode/pathétique.  Il y a les puristes aussi, des fans du SACRO-SAINT manga qui ont décrété divinement que le manga ne pourra être fait que par les mains pures d'un être doué des dieux et ayant au moins 50% de sang japonais et la nationalité de naissance. (sarcasme, moi? Jamais!)  Et il y a le commun des mortels : Ah tiens, des dessins chinois?  Bof, m'en fiche.

 

Caro-chan : Certains sont surpris, certains nous encouragent, d'autre nous traitent d'amateurs et disent que nous créons qu'une copie ou du faux-manga car il ne se lit pas de droite à gauche. Selon moi ce ne sont que des préjugés. Nous voulons interpréter le mangas d'une façon québécoise. Il se lit de gauche à droite et ne se passe pas au Japon. Notre but n'est pas de faire du manga japonais mais bien québécois même si le style est oriental.

 

 

Comment choisissez vous les thèmes de ce que vous produisez ?

 

Caro-chan : Cela varie énormément. Cela peut tout simplement partir d'un fait vécu ou d'un mot. J'ai créé dans mes début du cegep une histoire qui s'appelait « congère » tout simplement car je trouvais cela original comme mot. Dans "Sushi est servi" le thème de base est la guerre entre une école public et une école privée. Un fait vécu lors de mon secondaire. Quoique j'ai une forte tendance pour le fantastique humoriste, donc les sujet ne manquent pas.

 

Joany Dubé-Leblanc : Erf, question piège? rires  Je ne sais trop...  pour moi, écrire une histoire, c'est combler un besoin, libérer une émotivité que je ne pourrais pas mettre en mot.  Les thèmes, je les découvrent par après.  Dans la Ryshtahio, par exemple, j'ai réalisé assez tard quand même à quel point les personnages de mon histoire étaient marqués par la discrimination et les préjugés, deux choses que j'ai assez intensément vécu dans ma vie et que j'extériorise dans cette histoire.
Bien sûr, il arrive que j'en choisisse d'avance aussi mais... comment dire?  Ça m'a toujours un peu dérangé cette tendance artistique de vouloir trouver un thème à tout, autopsier une histoire et la ramener à deux trois mots simples, alors je ne suis certes pas douée pour ça.

 

 

Quelles sont vos références ?

 

Joany Dubé-Leblanc : Une de mes inspirations majeure est bien entendu ma grande émotivité.  J'ai toujours intensément ressenti les choses, un volcan en activité a l'air d'une mer d'encre à côté de moi! rires  J'ai aussi une grande passion pour l'épique, les émotions fortes, les moments frappants et je ne me gêne pas pour exploiter la moindre occasion d'en gorger mes histoires!  J'adore les RPGs, les romans et quelques rares séries télé;  quant je lis du Guy Gavriel Kay, écoute des perles comme Stargate ou Firefly où les dialogue sont purement et simplement jouissifs (ah non, le premier qui pense un peu trop croche, je le mord!), lis des perles de BD comme Death Note ou Skydoll ou encore écoute de la musique juste trop écoeurante comme 'Best of You' des Foo Fighters, je suis folle comme un balai, j'ai seulement envie de me jeter sur ma table à dessin ou mon ordi et de créer en pensant 'Je veux être aussi bonne que ça, toucher les gens autant que ça!'.

 

 

Peut on vivre du Manga au Québec aujourd'hui ?

 

Caro-chan : Non, malheureusement. La revue se paye d'elle même entre chaque numéro, mais c’est a peu près tout. Nous sommes obligé d'avoir des emplois autres que dessinateurs. Ce qui crée quelquefois des délais entre la sortie des numéros.

 

Joany Dubé-Leblanc : Faudrait peut-être commencer par vivre de la BD, non? rires  Peu importe le genre, il n'y a pas grand bédéistes au Québec qui peuvent se vanter de vivre de leur art.  On a pas spécialement de traitement de faveur, mon portefeuille peut en témoigner! rires 

 

 

Pensez vous que le Manga concurrence les autres types de bande dessinées, comme certain l’affirment ?

 

Joany Dubé-Leblanc : Oui et non.  Oui dans le sens où le manga offre aux gens des types d'histoires qu'on ne peut pas tellement trouver ailleurs.  Il n'y a vraiment que les japonais pour faire une BD sur le Go, par exemple! ;)  Pourtant, ça fonctionne très bien, et ça a permis aux jeunes générations d'aujourd'hui de découvrir un jeu d'une richesse incroyable facilement capable de reléguer les échecs au second rang du jeu de stratégie par excellence!  Ou encore, la BD occidentale en général semble avoir abandonné les filles comme public, alors que les mangas regorgent d'histoires contemporaines, fantastiques ou futuristes où chaque fille y trouve son goût, peu importe son âge.

  Non, le manga ne 'concurrence' pas la BD dans le sens ou -c'est- tout simplement de la BD!  Ils jouissent présentement d'une énorme vague de mode, c'est certain, le monde découvre la BD et grâce au manga qui a su bien vieillir avec son public sans délaisser les jeunes et surtout les adolescent, plusieurs générations de jeunes des dernières années ont grandi avec le manga et découvrent par la suite tout l'univers riche de la BD.  Mais je crois que loin de concurrencer avec les autres styles, le manga se stabilisera à égalité avec eux et , suite à son énorme popularité, servira de porte vers l'univers vaste et riche de la BD en général pour les millions de gens qui en sont tombés amoureux.

Personnellement, il n'y a qu'après avoir découvert le manga que j'ai commencé à m'intéresser à la BD et à en acheter.  J'apprécie aujourd'hui bien des choses que j'ignorais purement et simplement auparavant.

 

Caro-chan : Personnellement non. Je ne crois pas qu’il y ait de concurrence entre les bandes dessinées. Je pense simplement que c’est qu’une question de goût.

 

 

Pourriez vous donner quelques conseils de lecture a quelqu'un qui voudrait aujourd'hui découvrir le monde du Manga ?

 

Joany Dubé-Leblanc : Eh bien, pour l'instant, tout ce que je peux dire c'est 'Écrivez-moi!' rires  Souvent, je demande aux gens quels sont leurs films préférés pour les diriger vers des séries qui sauront presque assurément leur plaire.  Je songe de plus en plus sérieusement à monter un Wikirépertoire des séries que je conseille!
    Mais bon, sinon, cherchez auprès de vos amis s'il n'y en aurait pas parmi eux qui pourraient vous prêter quelques livres.  Quand on n'y connaît rien, c'est assez décourageant de se retrouver seul devant la section manga  et d'acheter un livre à l'aveuglette qui risque de peut-être nous déplaire!  Allez dans les librairies, bouquinez, notez des titres et aller voir sur Internet ce que les gens en pensent en général.
    Si ce qui est 'populaire' et commercial vous rebute totalement, de grâce, ne sautez pas sur les titres les plus populaires!  Naruto, Yugi Oh et compagnie sont dessinés pour des ados de 12-14 ans, il ne faudrait pas perdre ça de vue! ;)  Battle Royal est renommé pour sa violence et son étude souvent trop poussée des tendances psychotiques humaines, à éviter si la violence vous rebute!  Des séries telles que Chiralty sont dessinées par des artistes qui se sont fait connaître grâce à la pornographie...  ne vous étonnez pas si l'héroïne se retrouve régulièrement complètement à poil!
   Un peu de recherche sur les forums de discussion, un feuilletage responsable des livres qui vous intéresse et un petit brin d'audace devraient vous assurer une très agréable lecture!  Oh, le sens de lecture originel des japonais est assez déroutant au début, mais on s'y habitue plus vite qu'on ne le pense et les éditeurs incluent souvent un tutorial simple mais clair de la marche à suivre.
   Un blitz rapide de séries que je recommande (mes goûts personnels sont très variés, vous êtes avertis!) : Death Note, Monster!, Rurouni Kenshin, D.Gray-man, Nana, Angel Sanctuary, Gantz (18+, violence), Full Metal Alchemist, Hot Gimmick, +Anima (cuteness attack!
XD), Gunmm, Ayashi no Ceres, Chrono Crusade, X (par CLAMP), Hikaru no Go, Peach Girl...

 

Caro-chan : Tout d'abord savoir ce que l'on aime. Si on préfère les histoires d'école, des batailles, de robots, science fictions... Une fois classée, la liste est beaucoup plus petite et on peut mieux s'orienter. Aussi, maintenant il y a le type sur le coté des mangas. Shojo est orienté pour les filles et Shonen pour les garçons.

 

Que veux tu dire par « orienté » filles ou garçons ?

 

Caro-chan : Un livre orienté pour fille sera dans les thèmes de l’amour, des pouvoirs magiques et fantastiques. Pour garçon il y aura généralement beaucoup de baston. Un garçon peu lire un shojo et vice-versa, cependant, si comme premier livre il se retrouve avec un triangle amour et plein de fleur partout alors qu’il veut de l’action, il risque d’être un peu déçu.

 

 

Il y a comme projet de sortir un Spirou en version Manga. Qu’en pensez vous ?

 

Joany Dubé-Leblanc : O_o;;;....   ....................  Je ne témoignerai de mon découragement face à ce projet qu'en présence de mon avocat? ¬_¬*  Non mais sérieusement...  Spirou, c'est Spirou, c'est a peu près aussi génialissime comme idée que de faire les manga de Star Wars ¬.¬;  (qui sont très mauvais, en passant)  C'est à mon avis un coup purement marketing et commercial et j'ai bien peur que le résultat ne soit pas fort fort...

 

Caro-chan : Ça serait intéressant comme projet à condition qu’ils respectent les règles. Un manga ne se crée pas et ne se lit pas de la même façon qu’une b.d. européenne. S’ils engagent quelqu’un qui s’y connaît bien dans le domaine, et qui comprend les principe tout ira bien.  Ça se voit au premier coup d’œil si ce n’est qu’un coup marketing.

 

 

Quels sont vos derniers coup de coeurs ?

 

Caro-chan : Il y a tout d'abord "Death note" qui explique l'histoire de Light, un garçon très intelligent qui se retrouve avec le pouvoir de tuer rien qu'en écrivant le nom d'une personne. Cependant, il veut créer un monde sans crime dont il est le roi. Le niveau de lecture est assez complexe et comparable à celui du compte de Monte Christo. Mon deuxième coup de coeur est "XXXholic". C'est l'histoire d'un garçon hanté par des esprits. Rien de sexuel, le titre porte souvent à confusion. Mon dernière est "Le secret du Cactus". Histoire typique pour fille qui montre l'évolution d'une fille et son amour pour un garçon plus que lunatique qui la traite de cactus alien.

 

Joany Dubé-Leblanc : Death Note, un excellent manga qui m'a totalement rendue accro!  En gros, le livre traite à fond cette simple hypothèse : et si un humain banal et tout à fait normal se retrouvait soudainement avec le pouvoir absolu de décider de la vie et de la mort d'autrui?  Light, qui trouve un livre des dieux de la mort permettant de tuer un humain simplement en y écrivant son nom, décide de purger la race humaine du mal qui la ronge...  C'est une escalade constante de tension et de prouesses mentales de la part de Light et de L, le détective hors du commun qui a juré de l'arrêter...
    D.Gray-Man, un manga aux tendances gothique qui traite de la bataille constante des Exorcistes contre les Akuma (démon en japonais), créatures créées artificiellement par le comte du Millénaire qui s'est juré de détruire la race humaine...  Bon, dit comme ça, ça ne fait pas très révolutionnaire comme titre lol  Mais Hoshino-sensei réussit à donner une saveur toute particulière à cette histoire (majoritairement fait d'action) en plus d'être une des quand même assez rares bédéistEs à écrire pour le très renommé Shônen Jump, magasine de publication de mangas pour gars adolescents.
   Le tout dernier roman de Guy Gavriel Kay, 'Le Dernier rayon de soleil', m'a totalement ébloui notamment grâce à l'habituel talent incomparable de Kay à établir une atmosphère palpable et puissante en à peine quelques mots en plus de révolutionner (à mon humble, humble avis ;) ) l'approche traditionnelle des figurants et personnages secondaire, assez déroutant au début mais tellement agréable à lire une fois qu'on s'y est habitué!
   Mertownville a été une très agréable découverte au Salon du Livre! Je suis plus que friande des perles scénaristiques et celles que l'on trouve dans les dialogue, et il y en a en masse dans cette BD!  J'ai bien hâte au volume 3 (merci Caro de me les prêter!) 
  
Final Fantasy : Advent Children. 
Ça a été pour moi une excellente conclusion au jeu qui m'a le plus marqué à vie : Final Fantasy 7.  J'ai adoré le film, et le court dessin animé spécial Last Order a été plus qu'apprécié aussi!
   Shadow of The Colossus : Un seul mot : Brillant.  C'est un jeu tellement fantastique qu'il en est quasiment irréel, on est plongé au coeur de ce monde étrange, étranger, à un tel point qu'on établi avec le personnage principal un lien et un sentiment d'identification très rarement atteint dans la plupart des jeux.  Les paysages sont splendides, la musique, on ne s'en lasse pas tellement elle est merveilleuse, l'atmosphère soigneusement travaillée nous serre le coeur tout au long du jeu et les Colossi... les Colossi!!  Après ces batailles, plus aucun 'boss' dans un jeu ne vous fait peur, je peux vous le garantir! rires

 

 

Encore merci à vous deux pour avoir accepté de vous prêter à cette séance de questions.

 

Pour plus d’information, n’hésitez pas à consulter le site internet de Yume Dream : http://www.yumedream.com/

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Publié dans Entrevues Bedeka

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