Les entrevues du FBDFQ 2007: Voro

Publié le par Eric Lamiot

Les entrevues du FBDFQ 2007 : Voro

 

 

Voro (Vincent Rioux) est l’auteur de « la mare au diable », puis de la série « tard dans la nuit » publiée chez Vents d’ouest.

 

 

EL : Après « tard dans la nuit », ou en sont tes projets?

 

Voro : J’ai terminé ma série et j’en ai profité pour explorer amplement d’autres styles graphiques et utiliser d’autres médiums pour réaliser mes planches. Je travaille maintenant en collaboration avec Marc Bourgne sur « L’été 63 », ma nouvelle série, toujours chez Vents d’Ouest. L’album avance bien, la sortie est prévue pour avril 2008 je crois.

 

EL : Qu’est-ce que t’a apporté cette série en terme évolution personnelle et professionnelle?

Voro : Tard dans la nuit m’a permis de mettre le pied dans une grande maison d’édition européenne, à une époque ou la BD québécoise était presque inexistante en Europe. C’était un compromis où je délaissais (en partie) la couleur et le scénario pour faire mes preuves. Avec cette série, j’ai appris à maitriser un style graphique plus classique. Pour moi, c’était la première étape avant de pousser encore plus loin mon graphisme et pouvoir évoluer vers autre chose. Avant d’explorer une forme d’art, je crois qu’il est important d’en connaître les bases.

 

EL : Tu as fait beaucoup de séances de dédicaces, aimes-tu toujours autant cet exercice?

 

Voro : Oui, mais avec quelques nuances.  Si je ne prend pas le temps de discuter avec les lecteurs, ça ne me sert à rien et ça peut devenir assez pénible.  Je passe mes grandes journées à dessiner, alors je ne vais pas dans les Festivals pour faire la même chose que dans mon quotidien. Pour moi, les séances de dédicaces sont avant tout un prétexte à l’échange avec le public.  C’est une belle occasion et un privilège de pouvoir discuter avec les gens qui suivent ma carrière et qui se déplacent pour venir me rencontrer. 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté sur cette série?

 

Voro : Le meilleur commentaire est sans doute que mes personnages sont vivants et expressifs, et le pire est le contraire. J’ai pris quatre ans à faire cette série et j’ai entendu et lu plusieurs choses à mon sujet. Je prends ce qui est constructif et j’avance.  Je fais de la BD pour moi en premier. C’est une passion et je m’amuse à faire ce boulot. Si les autres aiment tant mieux, sinon, tant pis!  Ça ne sert à rien de s’enfler la tête ou de se démoraliser. Je crois que si on se pose trop de questions, on perd la passion et on tombe dans le côté technique du travail. Alors je ne passe pas beaucoup de temps à ruminer les commentaires, bons ou moins bons et je m’amuse.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

 

Voro : Je reste presque toute l’année dans mon atelier pour travailler, comme un ermite dysfonctionnel. Alors les Festivals nous permettent de prendre une pause et sortir de notre trou pour rencontrer le vrai monde, discuter avec les lecteurs pour avoir des retours sur nos livres et bien sûr, rencontrer les amis pour s’amuser (très important) !

Les Festivals existent pour 3 choses :

-          Faire connaître la BD au grand public.

-          Permettre aux lecteurs de rencontrer les auteurs, et vice versa.

-          Donner la chance aux auteurs de se rencontrer et de lier des liens d’amitié, qui débouchent souvent sur de futures collaborations.

 

Voro au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=81

 

Voro sur internet : http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/voro/voro.htm

 

Voro en entrevue sur : http://www.bedeka.org/voro.htm#cut-1

 

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Publié dans Entrevues

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