Les entrevues du FBDFQ 2007: Pierre Bouchard (Petr)

Publié le par Eric Lamiot

Entrevue FBDFQ 2007 : Pierre Bouchard (Petr)

 

Pierre Bouchard est l’un des organisateurs du Fanzine Bidon. Il vient de publier L’île aux ours, chez Mécanique Générale.

 

EL : Tu viens de publier « l’Ile aux ours », pourrais tu nous en parler?

Pierre Bouchard : Cet album est une auto-fiction, il parle de mes aventures d’enfance et d’adolescence au lac-st-jean c’est-à-dire dans un milieu rural, j’aime me rappeler ces souvenirs et j’ai l’audace de penser que ça pourrait intéresser d’autres gens.

 

EL : Qu’est-ce que t’apporte cet album en terme évolution personnelle et professionnelle?

Pierre Bouchard : En produisant cet album, j’ai encore évolué dans mon style et je crois que mon prochain sera encore plus solide, plus ancré dans un genre et plus cohérent. Pas que je n’aime pas mon premier album mais je vois déjà certaines erreurs que je ne ferais plus maintenant, je n’ai pas peur de faire des erreurs et d’évoluer devant le lecteur, j’aime beaucoup l’approche de Robert Lepage en ce sens, lui présente des pièces en cours de création, je vois mon travail un peu de la même façon. Ceux qui ont observé mon évolution depuis 3 ans peuvent constater toute l’évolution graphique que j’ai pu parcourir.

 

EL : Que devient le Fanzine Bidon, et qu’est-ce qui nous sera présenté au FBDFQ à la galerie Rouje?

Pierre Bouchard : Nous vendrons des anciens numéros du fanzine bidon au festival, par contre rien de nouveau pour le festival par manque de temps. Nous avons cependant un numéro sur le thème du pont de Québec qui verra le jour pour le 400e de la ville de Québec en collaboration avec le groupe de musique Swedish death polka. Encore un beau projet.

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récoltés sur ton travail?

Pierre Bouchard : Drôle que tu poses cette question parce que je viens tout juste de lire ma première vraie critique de bd dans « Le délit », journal étudiant de  L’Université McGill puis la critique n’a pas vraiment trippé sur L’île-aux-ours, elle dit que ça ressemble à des dessins que l’on  faisait dans nos cahiers Canada (J’ai en effet beaucoup dessiné dans les marges de mes cahiers). Elle dit que les le scénario est insipide, bref ça touche. Je suis déçu car je croyais amené une culture aux gens de la ville, vous savez ce fameux fossé entre les villes et les régions. J’ai vécu dans un village où la forêt, la pêche, la chasse, les vtt et les filles de la ville en vacances était notre réalité, je croyais que des urbains auraient su y chercher leur intérêt. Peut-être que le message n’était pas si clair. Ou peut-être que ce fossé est infranchissable.

Malgré cela, beaucoup de gens me disent qu’ils ont ri et qu’ils ont été touché et ça c’est le plus beau compliment que l’on puisse me faire, parce que le texte prend beaucoup de place graphiquement et c’est voulu qu’on entende ma narration, les dessins en quelque sorte viennent appuyer la narration en ajoutant un gag par exemple ou un détail non-écrit, en fait je devrais faire du stand-up comic.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Pierre Bouchard : Présenter au plus grand nombre de gens mon travail, vendre des livres, rencontrer des auteurs, avoir du plaisir.

 

Pierre Bouchard au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=41

 

Pierre Bouchard sur internet :  http://aliaspetr.blogspot.com/

 

Pierre Bouchard peut être en entrevue sur www.ericlamiot.org d’ici la fin de l’année, si tout va bien.

 

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Publié dans Entrevues

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